Frissons d'Encre
Ici, les mots ne s’expliquent pas.
Ils frôlent, effleurent, brûlent parfois.
Des fragments d’instants, des souffles suspendus,
des vertiges écrits au creux du silence.
Chaque poème cherche un corps
le tien, peut-être.
À demi-mots, à pleine peau,
ces textes respirent pour dire
ce qui ne se dit pas… mais se ressent.
Sans Horizon
© OceaMc – Tous droits réservés.
L’amie qu’on devine
Je suis l’amie qu’on pressent tard,
Un vent discret, jamais en dette.
Je ne promets ni paix, ni phare,
Mais j’entends tout, même en défaite.
Je suis le pas dans les tournants,
La voix qui veille sans réclame.
Je tends la main sans lendemain,
Et j’efface sans faire de drame.
Je dis tout haut ce qu’on se tait,
Sans déguiser l’éclat des larmes.
Mais je protège en vrai secret
Ce qu’on confie loin des alarmes.
Je ne suis pas pour tous les temps,
Ni pour les cœurs à demi plage.
Mais quand j’existe intensément,
Je consume tout sans partage.
© OceaMc – Tous droits réservés.
Passager de la nuit
Il est venu sans dire un mot,
©Tableau et Texte par OceaMC
Marchand de rêves
Sous ses doigts glisse un vent de lune,
sur les paupières du sommeil.
Il vend le trouble et la fortune,
d’un songe offert comme un conseil.
Il frôle l’âme, il joue des voiles,
d’un souffle chaud, d’un pas feutré.
Dans son regard brûlent les étoiles,
et des secrets mal éclairés.
Le rêve s’ouvre, il se dérobe,
le corps s’y perd, le cœur s’y plaît.
Tout l’univers devient sa robe,
tissée d’ombre et de reflets.
Et quand la nuit rend sa monnaie,
il disparaît sans un adieu.
Ne reste alors, sur l’âme étonnée,
qu’un goût de ciel au fond des yeux..
©Tableau & Texte par OceaMc
Je suis
Je suis celle qui glisse entre les heures,
ni tout à fait ici, ni vraiment ailleurs.
Je marche sur des fils faits de mirage,
avec des pensées qui changent de visage.
Je respire en couleur quand tout devient gris,
je plante des lunes dans des jardins maudits.
Mon silence écrit plus fort que mes mots,
et mes soupirs dessinent des échos.
J’ai le cœur qui bat en contretemps,
comme un vieux disque un peu trop lent.
J’aime me perdre pour mieux me trouver,
dans des ailleurs que je ne peux nommer.
Parfois je deviens pluie,
parfois je suis feu,
et dans mes nuits,
je parle aux cieux.
Je suis … l'indocile,
la douce brume, l’étrange île.
Je ne me possède pas,
je me découvre pas à pas.
Texte et tableau par OceaMc
Un bouquet de Lune
Mais il te tient la main plus forte.
Texte et tableau par OceaMc
Éclats d’ombre
© OceaMc – Tous droits réservés.
Ritournelle du Féminin Sacré
Je suis la femme, l’enfant, le temps.
© OceaMc – Tous droits réservés.
TOURNESOL
Un souffle d’or effleure l’heure immobile,
Le ciel retient sa voix, le vent devient fragile.
Au cœur du champ, à moitié révélé,
Un tournesol veille, l’iris grand ouvert à l’été.
Il ne regarde pas, il voit, il devine,
Ce que le jour tait, ce que la nuit dessine.
Son centre n’est plus graine mais vision,
Un bleu profond, miroir de l’émotion.
Autour, les ombres s’accordent en silence,
Les feuilles murmurent une étrange révérence.
Le soleil même semble hésiter,
Face à ce regard que rien ne peut troubler.
Et toi, passant, tu regardes sans comprendre,
Mais quelque chose en toi commence à s’étendre.
Car tout ce qu’il voit, même à demi voilé,
Continue en toi, à doucement veiller.
©Tableau & Texte par OceaMc
Regardons-nous
on verrait l’or sous ce qu’on teste.
Prends soin de toi
Prends soin de toi, même en retard,
Quand tout te semble bien trop lourd.
Quand tu te sens bateau sans phare,
À dériver loin de tes jours.
Prends soin de toi quand tu vacilles,
Quand ton miroir baisse les yeux.
Quand tu te sens un peu fragile,
Ton cœur pourtant sait mettre feu.
Prends soin de toi, même en tempête,
Quand chaque mot devient un pas.
Tu n’es pas faite pour qu’on te jette,
Tu vaux bien plus que ce qu’ils voient là.
Et de souffler un peu plus haut pour toi.