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Frissons d'Encre 

Ici, les mots ne s’expliquent pas.

Ils frôlent, effleurent, brûlent parfois.

Des fragments d’instants, des souffles suspendus,

des vertiges écrits au creux du silence.

Chaque poème cherche un corps 

le tien, peut-être.

À demi-mots, à pleine peau,

ces textes respirent pour dire

ce qui ne se dit pas… mais se ressent.





21-12-2025

Sans Horizon

Un souffle passe entre mes draps,
À peine un son, comme un soupir.
Quelque chose en moi perd ses pas,
Et tout mon corps commence à fuir.

La nuit se penche sans un mot,
Les nerfs s’étirent sous la peau.
Un feu glacé lèche mon dos,
Une absence aux parfums trop beaux.

Les yeux fermés, je vois plus clair,
Des gestes naissent sans élan.
Tu frôles l’ombre de mes nerfs,
Sans exister, pourtant si lent.

Puis vient le creux, comme une fin,
Ce vide au bord de mon aplomb.
Je tends la main… l’air se souvient
D’un souffle chaud venu de l’ombre.
© OceaMc – Tous droits réservés.
13-10-2025

L’amie qu’on devine

Je suis l’amie qu’on pressent tard,
Un vent discret, jamais en dette.
Je ne promets ni paix, ni phare,
Mais j’entends tout, même en défaite.

Je suis le pas dans les tournants,
La voix qui veille sans réclame.
Je tends la main sans lendemain,
Et j’efface sans faire de drame.

Je dis tout haut ce qu’on se tait,
Sans déguiser l’éclat des larmes.
Mais je protège en vrai secret
Ce qu’on confie loin des alarmes.

Je ne suis pas pour tous les temps,
Ni pour les cœurs à demi plage.
Mais quand j’existe intensément,
Je consume tout sans partage.
© OceaMc – Tous droits réservés.

2025

Passager de la nuit

Il est venu sans dire un mot,

glissant entre rideaux et brume.
Son souffle avait le goût de l’eau,
sa main, l’absence qui s’allume.

Pas de promesse, pas d’adieu,
juste un regard, peut-être un leurre.
Un peu d’étoile au fond du cœur,
puis plus rien. La nuit, à toute heure.

Il a passé comme on soupire,
comme on s’égare sans le dire.
Et sur ma peau, il a laissé
le souvenir d’un pas discret.

Je ne sais plus s’il fut réel,
ou bien un rêve irréel.
Mais dans la nuit, c’est lui, je crois,
qui tient ma main lorsque je peins, voilà.

©Tableau et Texte par OceaMC

oct. 2025

Marchand de rêves

Sous ses doigts glisse un vent de lune,
sur les paupières du sommeil.
Il vend le trouble et la fortune,
d’un songe offert comme un conseil.

Il frôle l’âme, il joue des voiles,
d’un souffle chaud, d’un pas feutré.
Dans son regard brûlent les étoiles,
et des secrets mal éclairés.

Le rêve s’ouvre, il se dérobe,
le corps s’y perd, le cœur s’y plaît.
Tout l’univers devient sa robe,
tissée d’ombre et de reflets.

Et quand la nuit rend sa monnaie,
il disparaît sans un adieu.
Ne reste alors, sur l’âme étonnée,
qu’un goût de ciel au fond des yeux..
©Tableau & Texte par OceaMc

 2025

Je suis

Je suis celle qui glisse entre les heures,
ni tout à fait ici, ni vraiment ailleurs.
Je marche sur des fils faits de mirage,
avec des pensées qui changent de visage.

Je respire en couleur quand tout devient gris,
je plante des lunes dans des jardins maudits.
Mon silence écrit plus fort que mes mots,
et mes soupirs dessinent des échos.

J’ai le cœur qui bat en contretemps,
comme un vieux disque un peu trop lent.
J’aime me perdre pour mieux me trouver,
dans des ailleurs que je ne peux nommer.

Parfois je deviens pluie,
parfois je suis feu,
et dans mes nuits,
je parle aux cieux.

Je suis … l'indocile,
la douce brume, l’étrange île.
Je ne me possède pas,
je me découvre pas à pas.

Texte et tableau par OceaMc


 2025

Un bouquet de Lune

Je t’offre un bouquet de nuit,
Posé près de ton oreiller,
Pour les heures où tout fait bruit
Et que tu n’oses plus veiller.
Dans chaque fleur, un peu de peau
De celles qui portent tes tempêtes,
Une lune femme au cœur très chaud
Qui te relève quand tu t’arrêtes.
Elle reste là, sans juger,
Quand ton cœur cogne dans sa cage.
Elle souffle juste pour l’alléger
Et remet du ciel dans l’orage.
Alors prends le, ce peu de clair,
Ce bouquet pâle que je t’apporte.
Il ne guérit pas tout l’enfer,

Mais il te tient la main plus forte.

Texte et tableau par OceaMc




21/03/2025

Éclats d’ombre

Parmi les voix, je marche et je vacille,
Le cœur en brume, l’âme un peu fragile.
Autour, le monde éclate en mille éclats,
Mais rien ne brise le silence en moi.

Des sourires glissent sur les murs de pierre,
Je tends la main, l’air reste solitaire.
Le vent bavarde avec des mots absents,
Je suis un cri noyé dans l’océan.

La fatigue pèse au creux de mes pensées,
Comme un hiver que rien ne peut chasser.
Chaque regard devient un long miroir
Où je me perds sans jamais me revoir.

Mais dans ce creux, un souffle recommence,
Un fil de feu, une vive présence.
Un mot, une note, une lueur qui luit —
Et mon esprit doucement se construit.

C’est dans l’oubli que naissent les éveils,
Quand la nuit pleure et que renaît le ciel.
Je trouve en moi, au fond de cette foule,
L’étoile nue que le silence écoule.

© OceaMc – Tous droits réservés.

12-10-2024

Ritournelle du Féminin Sacré 


Dans le creux de la nuit, j’entends ma voix,
Elle vient de loin, mais elle est à moi.
Elle parle d’eau, de lune, de feu,
D’un monde ancien qui bat dans mes vœux.

Je suis la graine, la terre, la pluie,
Je suis la danse et le non-dit.
Je ne suis pas faite pour plaire ou servir,
Je suis née pour sentir, créer, guérir.

J’ai le chaos au bout des doigts,
Et la douceur comme seule loi.
Je marche en cercle, je vis en cycles,
Mon cœur est vaste, mon souffle est multiple.

Pas à pas, je reprends mes terres,
Chaque larme est une lumière.
Je ne cours plus , j’écoute, j’attends,

Je suis la femme, l’enfant, le temps.

© OceaMc – Tous droits réservés.

2025

TOURNESOL

Un souffle d’or effleure l’heure immobile,
Le ciel retient sa voix, le vent devient fragile.
Au cœur du champ, à moitié révélé,
Un tournesol veille, l’iris grand ouvert à l’été.

Il ne regarde pas, il voit, il devine,
Ce que le jour tait, ce que la nuit dessine.
Son centre n’est plus graine mais vision,
Un bleu profond, miroir de l’émotion.

Autour, les ombres s’accordent en silence,
Les feuilles murmurent une étrange révérence.
Le soleil même semble hésiter,
Face à ce regard que rien ne peut troubler.

Et toi, passant, tu regardes sans comprendre,
Mais quelque chose en toi commence à s’étendre.
Car tout ce qu’il voit, même à demi voilé,
Continue en toi, à doucement veiller.
©Tableau & Texte par OceaMc

2025

Regardons-nous

Si l’on se regardait de près
On juge au trait, au pli, au poids,
comme si le cœur n’avait forme.
On parle peau, contours, parfois
mais rarement l’âme qu’on informe.

On frôle l’autre sans le voir,
trop occupés à ses contours.
Et si l’on prenait un miroir
pour écouter plutôt qu’un tour ?

La chair n’est qu’un habit d’orage,
le vrai se glisse entre deux mots.
C’est ton regard, ton doux courage
qui font de toi ce vrai cadeau.

Alors tant pis pour les faux yeux,
ceux qui te rangent ou te détestent.
Si l’on se regardait un peu mieux,

on verrait l’or sous ce qu’on teste.



2025

Prends soin de toi 

Prends soin de toi, même en retard,
Quand tout te semble bien trop lourd.
Quand tu te sens bateau sans phare,
À dériver loin de tes jours.

Prends soin de toi quand tu vacilles,
Quand ton miroir baisse les yeux.
Quand tu te sens un peu fragile,
Ton cœur pourtant sait mettre feu.

Prends soin de toi, même en tempête,
Quand chaque mot devient un pas.
Tu n’es pas faite pour qu’on te jette,
Tu vaux bien plus que ce qu’ils voient là.

Prends soin de toi, sans te soumettre,
Ni te juger au moindre faux pas.
Tu as le droit de simplement être,

Et de souffler un peu plus haut pour toi.